Excerpt for Couleur Pourpre au Nom de la Haine by , available in its entirety at Smashwords

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COULEUR POURPRE



Au nom de la haine





Roman

Drame familial





26 248 mots

159 935 caractères





Marie LOUISE



Un nouvel ouvrage adapté

Aux amoureux du livre

3 chapitres inédits.







© Marie LOUISE, 2018.

Dépôt Cléo+





Hommage à l’oubli

Le passé, cessez de le ressasser,

Les tristes pensées, apprenez à les rejeter,

Le temps qui passe, au fur et à mesure trépasse,

S’effacent les horribles souvenirs qui angoissent.



Petit à petit, Les douleurs du cœur s’en vont,

Reprennent goût à la vie, ceux et celles qui resteront,

Un futur propice à un oubli envisagé,

Que le temps cesse ses caprices et vous laisse avancer.



Profitez à bon escient, ces jolis instants présents,

Montrez vos belles dents, restez toujours souriant,

Maintenant que vous avez atteint ou dépassé l’âge,

Pliez bagage et partez pour un autre voyage.



Les traces du passé, derrière vous les laissez,

Au loin à l’horizon, vous les rejoignez,

Le reste de la troupe, que vous avez longtemps bercé,

La sentence est levée, maintenant reposez en paix.





Dès lors,

un grand remerciement à toutes les lectrices et tous les lecteurs.

Faites de cet ouvrage, une lecture passionnante.



À toutes celles et ceux qui ont perdu son précieux,

Toute ma sympathie.

Prologue



Il est parfois difficile de bannir les souvenirs enfouis dans sa mémoire. Dur de repenser à ce terrible incident survenu tragiquement causant la perte de l’être cher, regrettant ces bons moments passés ensemble. Tellement désolée de ne pouvoir remonter le temps pour dévier ce drame funeste. Il est parti, vous laissant seule dans ce désespoir avec des cœurs accablés de remords et de tristesse.

Damnée celle qui est née la dernière et victime des délires d’une dictatrice dévorée par la culpabilité, pervertie par les démons, vous accusant de toutes les calomnies mensongères, rejetant sur vous la médiocrité de sa vie en rendant la vôtre difficile. Telle est l’adepte de la magie noire, vous jetant une puissante malédiction à laquelle il est impossible de s’y soustraire.

Tout semble si confus et si ambigu. L’atmosphère est pesante et déconcertante. Dès lors vous apercevez, petit à petit, que les liens qui unissaient cette fratrie, se brisent peu à peu. Chaque acte, chaque fait et chaque geste semblent vous trahir. On vous utilise, on vous juge, on vous bouscule et on vous écrase effrontément. La moquerie est de rigueur, la barbarie s’installe et le danger vous guette quotidiennement.

Vous êtes comme une marionnette disloquée, balancée de tous côtés, une proie facile libérant ce trait de caractère fragile qui fait de vous une victime potentiellement ciblée. C'est un cercle vicieux me direz-vous, oui ! Vous êtes sans défense et en dépit de votre faiblesse, vous forgez une armure d’une grande robustesse. Malgré les intempéries, vous continuez à garder le sourire, parfois même, vous éclatez de rire.

La route est longue et sinueuse, il faut prendre conscience et sortir de ce sommeil. Le temps joue contre vous, il n’y a plus une minute à perdre, trouver une solution ou demander de l’aide. Plus facile à dire qu’à faire. Mieux vaut prendre sur soi, endosser, assumer les conséquences. Comme dit le proverbe : « Le courage n‘est pas l’absence de peur mais la capacité de la vaincre ». Sachez que, si on ne vous tend pas la perche, diantre et au diable la vermine. La culpabilité ne fait pas de vous un misérable, la vie n’est pas une crucifixion, tout au long elle vous façonne, vous grandissez et vous apprenez de vos erreurs. Malgré tout, la plaie reste ouverte et béante.

— « Cette blessure se refermera-t-elle un jour ? » Dieu seul sait, ou du moins, s’il en existe un.

Le passé reste au passé, le présent suit son cours et le futur sera votre demain. — Il n’y a ni professeur, ni maître, ni mentor pour vous donner des leçons, sur « comment gérer votre vie », ni de recette miracle « pour devenir un adulte accompli ». Les souvenirs restent, les évènements du passé sont gravés à jamais dans votre esprit et continueront à vous hanter jour et nuit. Malgré tout, apprenez à tirer profit de l’enseignement acquis, envers et contre tout, que votre expérience de la vie vaut la récompense garantie de votre sagesse absolue.

Le temps qui passe finira bien par effacer les traces.



CHAPITRE I

Initiation à la vie…



Dès votre naissance, une histoire commence. Le livre est ouvert, tout en haut de la page est écrit votre prénom. En grandissant, vous l’adopterez ou bien vous le haïrez. Encore un heureux évènement et le dernier, assurément, pour une mère habituée à l’enfantement. Auparavant, cinq de son défunt mari et deux de son second. Ce fut ainsi, Marie la dernière-née de la famille. L’accomplissement est achevé, une étape franchie, un père comblé, une mère fatiguée, vint le moment de rentrer.

Votre petit nid douillet bien préparé, vous attend pour le baptiser. Deux ans d’écart entre chaque enfant, pas si étonnant. On entend plus que vos gazouillements, vos pleurs, vos cris, — « le bébé s’est réveillé, donnez-lui son lait » — La tribu est aux aguets, le petit bout de chou est vivant et en bonne santé. Être un nourrisson a ses avantages, vous êtes une distraction, un divertissement, le point central de l’occupation. Vos parents vous confient à vos ainés en l’absence d’une matinée.

Le temps passe, vous êtes tel un bourgeon attendant de se transformer ou telle une chrysalide espérant d’émerger. Votre ligne de vie est tracée et tout semble être parfait bien qu’on vous initie à la pratique catholique dès deux ans, et vint le temps du sacrement « le baptême ». Cette cérémonie destinée à vous laver de vos péchés, bien sûr « si telle est leur volonté », vous liant à deux engagés appelés pour vous suivre dans une solennité imposée. Probablement, vous les croiserez sur votre chemin, savoir qui sera le plus dévoué pour vous choyer.

— « l’avenir vous le dira, c’est certain ! » —

Vous êtes la petite marmotte qui grandit lentement mais sûrement. Fini les couches culottes, l’apprentissage est rude mais vous parvenez à vous y habituer. Les années se succèdent, trois ans, quatre ans, cinq ans, vous êtes un enfant sage et en plein épanouissement. Les visages se dessinent, vous portez un regard neuf et émerveillé sur votre environnement. Vous passez le cap de la maternelle à la grande section, aux heures des siestes interminables où les nounous profitant de leur autorité pour donner des coups à ceux ou celles n’ayant pas les yeux fermés.

— « Éradiquons cette monstruosité, enfermons ces satanées, l’audace de s’en prendre à ces petits corps fragilisés. »

— « Vous, les mamans, veillez bien à ce que vos enfants ne soient plus blessés ni victime de cette absurdité. »

— « Non, effaçons ces mauvaises pensées, peut-être que maintenant c’est fini, l’époque est révolue. »

Le temps de la sixième année pointait le bout de son nez, année mille neuf cent soixante-dix-neuf. Pour la petite, ce fut une nouvelle rentrée. Le cours préparatoire, dans la même école, avec la même enseigne, le début d’une longue et périple scolarité s’annonçait. Entre la lecture de « Daniel et Valérie », l’écriture « l’alphabet en majuscule » et les mathématiques « apprendre à compter », tous les soirs en rentrant à pied, en passant par le petit sentier, avec ses frères et sœur ainés, un petit goûter et prête pour la fessée. Une mère qui ne comprenait pas pourquoi sa fille manifestait une préférence pour sa main gauche. Tout le monde à la maison était droitier, exceptée Marie. Elle avait tout essayé, rien à faire, cette enfant s’obstinait à vouloir écrire avec sa petite menotte préférée.

— « Prends ton stylo dans ta main droite et fais l’effort d’écrire proprement, abrutie que tu es ! » — Une mère qui semblait perdre patience et ne put retenir ses coups.

Elle n’arrivait plus à voir son cahier, les torgnoles étaient quelque peu modérées. Trop de larmes qui coulaient. Pauvre petite si tel était le fardeau qu’elle devait porter. Elle finit par abandonner, passant le relais à son fils ainé. C’était un grand frère attentionné et pleine de bonté, bien qu’il n’aimât pas les méthodes que sa mère pratiquait. Dorénavant c’était lui son professeur, la gamine se réjouissait d’avance, pressée de rentrer pour ouvrir son cahier. Maintenant elle se sentait rassurer, le grand frère à ses côtés, personne ne pouvait plus la toucher.

— « Victoire ! victoire ! » — acclamait la petite innocente qui se faisait délibérément tabasser.

Elle sautait de joie, à l’idée de penser qu’elle serait toujours protégée. La vie devenait plus cool, plus simple et plus tranquille, même si les autres recevaient leur lot de châtiments pour une ou deux bêtises loin d’être alarmantes. Un coup de ceinturon par ci, un coup de ceinturon par là, tout le monde en payait le prix sauf Marie. Les coups pleuvaient, sa mère abusait. Quand elle frappait, c’était ahurissant, désolant et triste en même temps. Toute cette colère qu’elle avait en elle, se dégageait extérieurement. Les cris déchirants et prolongés se firent entendre aux alentours. Ereintés, ils prirent la fuite et allèrent se camoufler chez les bons voisins d’à côté, Monsieur et Madame Gabardin, le temps que le « yéti » se radoucit et oublie les petits ennuis. Pas la peine de leur courir après. Les ainés rentraient à la nuit tombée, apeurés, sagement accompagnés des âgés. Il fallait absolument se faire pardonner, le mal était passé.

— « Allez les petits, au lit ! » —

Ce n’était pas « Le massacre de la Saint-Barthélemy » ni « l’apocalypse now » détrompez-vous. La vie avait son lot de consolation. Elle savait faire plaisir à son petit monde quand il fallait. Religieuse dans l’âme, elle accordait de l’importance aux messes, à la fête et aux traditions. Elle savait gérer, coordonner et organiser pour de nombreuses occasions. Ses hôtes étaient accueillis chaleureusement. D’ailleurs tout le voisinage prêtait main forte pour les grandes célébrations. On l’appréciait énormément malgré sa sévérité envers ses enfants, c’était la grande couturière du comté, son travail était remarqué. De bouche à oreille, les commandes venaient des proximités et sa spécialité était les robes de mariées. Elle n’arrêtait pas de travailler, continuellement elle faisait tourner sa précieuse manivelle, revêtue d’un noir brillant, aux bordures argentées et aux motifs dorés. Son joujou, personne n’osait toucher, c’était son gagne-pain journalier. Elle considérait que la vie était dure et ne tolérait pas le gaspillage de la nourriture. Elle disait toujours :

— « Ce repas qui vous a été donné, est un bien précieux alors soit vous le finissez ou soit je vous force à le finir, COMPRIS ! » — Gravement ainsi, sa voix portait.

— « OUI MAMAN ! » — disaient les enfants, tous en chœur, ses petits effrayés, restant bouche bée, se gardaient de l’énerver, autant ne pas attiser le feu.

— « La flamme qui semble éteint dort souvent sous la cendre » — Qui s’y frotte, s’y brûle.

Il valait mieux laisser le volcan ensommeillé. Personnellement Marie était comblée, au côté de son grand « dada Simon », c’était comme ça qu’elle l’appelait, le plus fort et le plus courageux. Malgré tout le respect qu’il avait pour sa maman bien-aimée, il lui arrivait même de protéger ses frères et sœur cadets quand la situation devenait désespérée. C’était noble et majestueux de sa part. Mais depuis qu’il avait repris son travail de mécanicien, Marie devait se faire toute petite comme une souris, attendre le retour de son grand « dada » adoré. Plus besoin d’avoir des râclées maintenant qu’elle était devenue une élève douée grâce à son coach préféré, si bien que l’absence de son père n’affectait pas son moral.

Un père dont la présence se faisait rare à la maison. Il travaillait dur sur un gros chantier jusqu’à très tard dans la soirée et n’avait plus le temps de rentrer. Quand il trouva enfin une opportunité, il dorlota son foyer :

— « Enfilez vos maillots et bikinis, on part à la plage aujourd’hui ! » —

Le top chrono était lancé. L’agitation atteignait son paroxysme, tel un troupeau d’éléphants piétinant le sol pour le prochain point d’eau. C’était l’effervescence totale et le vacarme assourdissant. La maison se remplissait de bruits d’enfants, heureux et contents de quitter un moment ce lieu.

— « En route pour l’aventure ! » —

Tout ce petit monde s’embarquait dans la camionnette bâchée, bien entendu le paysage était masqué, on pouvait juste voir la ribambelle de voitures qui se suivaient à la queue leu leu. Qu’à cela ne tienne, ce changement leur plaisait.

— « À leurs risques et périls, les grands derrières et la petite Marie, devant ! » —

Le risque était assurément grand, pas d’attache pour sa sécurité et obligé de la dissimuler quand les flics circulaient. Ce n’était pas amusant de se faire trimballer comme un gros paquet, pas de vue sur le trajet, heureusement que le voyage prit fin.

Pardi ! c’était une matinée magnifiquement ensoleillée, les nuages se dissipaient rendant ce ciel spectaculairement azuré. Quoi de plus beau, une vue imprenable sur l’horizon, une mer agréablement calme et scintillante. La baignade était sans danger à tel point que sa mère trempa ses pieds gonflés dans cette eau salée.

— « Allez venez, venez les enfants, profiter de cette eau tant qu’elle est tiède. Une petite baignade vous fera du bien ! » —

Sa mère semblait heureuse et décontractée. Enfin, elle sortait de cette routine habituelle, oppressée par le travail quotidien, appréciant le grand large. Le soleil lui éblouissait un peu les yeux mais ça allait. Marie aimait la voir douce et souriante. Peut-être que la présence de son père lui faisait du bien. Qui sait ? Les ainés, quant à eux, pataugeaient et barbotaient comme des petits canards dans la mare, Marie les imitait. Même si certains avaient dépassé l’âge pour ces enfantillages, ils restaient quand même des énergumènes ravagés. Entre temps, leur mère ramassait toutes sortes de coquillages, sûrement pour garder le bon souvenir de cette excursion partagée. Pelles et seaux en main, les mômes s’empressaient de construire, à leur guise, de beaux châteaux de sable. Celui de Maëlle ressemblait davantage à un gros pâté. Jamil prenait tout son temps. Il faisait des ronds, des carrés, des triangles. Apparemment il semblait s’amuser même si ses créations ne se collaient pas au thème prévu. Jérémy et Deck, leur construction était grandiose. C’était la plus belle des forteresses, avec un édifice épais adoptant de chaque côté quatre tours cylindriques, entourée par un grand fossé rempli d’eau, terminé par un pont qui l’enjambait. Marie, quant à elle, ne savait pas en faire, elle avait de toutes petites mains et puis elle n’en avait pas besoin.

— « c’est moche un château ! » — disait-elle toute mimi dans son petit bikini.

Elle préférait taper du pied dans l’eau, ça l’amusait. La courbe arrondie de son ventre épousait son petit maillot de bain une pièce. Sous sa crinière d’ébène se dessinait un petit visage d’ange, de jolis petits yeux noisette et des joues toutes joufflues.

Ce fut une matinée riche en amusement, qui l’eut cru ! — Finie la récré, il était l’heure de manger. La petite troupe se rendit à la douche publique avant de s’attabler.

Waouh ! Il y avait de quoi se régaler. La grande table était remplie à souhait, pleins de mets délicieux étaient mis côte à côte sur la nappe brodée que leur mère avait précautionneusement confectionnée. Manifestement, la distribution des places se faisait tour à tour. Une matriarche qui tenait absolument que ses petits soient disposés dans un ordre précis. Le père, lui, ne disait rien, ne faisant qu’observer, attendant que tout le monde soit installé. Que voulez-vous, on ne change pas les vieilles habitudes, une mère reste une mère.

Au fur et à mesure, la plage se remplissait, les gens continuaient d’arriver et ne se gênaient pas pour prendre des photos de cette petite assemblée. La mer avait cette odeur particulière qui montait au nez sans trop suffoquer, avec cette petite brise fraîche qui venait tendrement décoiffer la crinière. C’était l’instant magique, le bonheur d’une grande famille autour d’une table bien garnie. Dommage que son grand « dada Simon » n’était pas là, occupé à finir le travail qu’il avait commencé. Aucun répit pour lui et puis ce n’était pas son favori les sorties en famille.

Le repas prit fin dans un climat de sérénité. Après toute cette voracité, une pause était bien appréciée. Le débarrassage se faisait comme à l’accoutumée, tout le monde y mettait du sien pour rétablir la propreté du petit coin.

— « Abracadabra, plus rien ! » —

Le temps que le père se calait sur sa fréquence radio préférée, la petite détente avait commencé. Les ainés s’attaquaient aux jeux de société et leur mère lisait des magazines de voyage tout en se régalant de cette magnifique journée. Marie profita de ce beau paysage pour mettre toutes ces couleurs sur du papier, en les faisant danser sur les lignes qu’elle traçait. Dans les minutes qui suivirent, elle ne put dominer sa fatigue et piquât du nez aussitôt. La voyant ainsi se capoter vers l’avant, sa maman l’installa sur le tapis en patchwork coloré. Il faut dire qu’elle a su profiter de cette belle matinée. L’après-midi, l’air était tiède, des souffles légers passaient dans les filaos disséminant leurs quelques graines. La mer était trop calme ne permettant pas aux surfeurs de décoller de la vague, juste des kayaks qui flottaient gentiment. Après cette pause, les enfants étaient tout excités de retourner dans l’eau salée, attendant le feu vert de leur mère :

— « Vous pouvez y aller maintenant, et faites attention où vous mettez les pieds ! » — Une recommandation sagement donnée avec prudence.

  • « Oui, m’man ! » — répondirent les enfants. 

L’instant d’après, cet incident survint aussitôt, et ce par défaut d’attention, Jamil s’était pris des épines d’oursin dans le pied.

— « Ce n’est pas bien grave ! » — disait la mère 

En retirant ces piquants, en ajoutant du désinfectant et un petit pansement, l’affaire était réglée. Par chance, l’oursin n’était pas venimeux. Plus de peur que de mal. Heureux pour lui que ce jour tombe un samedi, son bobo avait le temps de guérir, encore fallait-il qu’il ne fasse pas le casse-cou avant lundi. Sa mère calma ses sanglots avec une petite sucrerie. Mais interdiction pour lui de rester sur le rivage, c’était sa dernière tournée. — Le pauvre, lui qui était tout enthousiasmé de finir sa journée en beauté. Au fil des heures, la marée montait, le reste des enfants continuèrent à jouer tranquillement sur le sable jusqu’au moment de s’en aller.


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